25 mars 2009

La Loi Pécresse, pour préparer l’avenir

François TAVERNIER.JPGValérie Pécresse, qui a remporté dimanche dernier les primaires UMP en vue des régionales 2010, défend depuis l’été 2007 une grande réforme structurelle de l’université française intitulée « loi LRU » (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités).

Cette loi répond à un impératif de réforme profonde de l’économie française afin que notre pays puisse mieux se démarquer au sein de la mondialisation, impératif renforcé par la crise actuelle et la nécessité pour la France d’amorcer la reprise sur de nouvelles bases.

La loi LRU répond à trois défauts majeurs de l’université française que sont :

- Son manque d’attractivité
- Son manque de connexion avec le monde du travail
- Son manque de visibilité sur le plan international

Pour résoudre ces problèmes, la loi Pécresse prévoit que toutes les universités accèdent d’ici 2013 à l’autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines.

Quelles sont les principales mesures envisagées par la loi LRU ?

- L’encouragement des partenariats : en favorisant, par le biais de défiscalisations des dons privés, la création de fondations en partenariat avec les entreprises.

- La propriété des locaux universitaires. Par ces transferts de propriétés de l’Etat vers les universités, ces dernières auront de plus grandes facilités d’aménagement (crédit direct aux banques) et pourront mieux faire valoir leurs spécificités.

- Un conseil d’administration réduit et composé de personnalités locales extérieures à l’université (politique, entreprise…). Cette organisation permettrait une plus grande efficacité de prise de décision et une meilleure association de l’université à son environnement socioprofessionnel.

- Un Président aux pouvoirs renforcés, qui pourrait mener librement sa politique salariale.

- Une autonomie accrue dans le recrutement du personnel enseignant, notamment par la création d’un comité de sélection au niveau universitaire.

Cette loi, ici résumée pour une compréhension globale de la réforme et de ses objectifs, a été jugée équilibrée durant l’été 2007 par les principales organisations syndicales étudiantes (UNEF, UNI…) et par la majorité des partis politiques (UMP, PS, Modem, Nouveau Centre). Aujourd’hui, l’opposition à la loi LRU fédère l’opposition au gouvernement dont les fers de lance sont l’UNEF et le PS…

Mais si l’on fait abstraction de ces retournements de vestes, assez révélateurs, quels sont les arguments des opposants à la loi LRU, au-delà des slogans creux ? Un petit tour des principaux sites de ces organisations ou partis :

- L’UNEF estime que le problème de l’université actuelle doit être résolu par une augmentation des moyens de l’université et une aide sociale aux étudiants. Or à quoi sert une augmentation de moyens si le problème est essentiellement structurel ? Le gouvernement prévoit bien une augmentation des moyens de l’université (en novembre dernier, Valérie Pécresse a annoncé un doublement du budget des universités sur 5 ans). Quant aux aides sociales, la création d’un sixième échelon de bourse universitaire est prévue.

- Pour le PS (d’après la lettre ouverte de Martine Aubry sur la recherche et l’enseignement supérieur), la priorité est d’augmenter le niveau de formation et de qualification dans notre pays. Or la France a un excellent niveau de formation et de savoir universitaire, et son principal souci est le manque de valorisation de ce potentiel.

- Enfin, sur le site du NPA d’Olivier Besancenot, il est fait mention de mouvements, d’actions de blocage, mais pas d’idées. Mais à un parti qui se construit sur l’opposition (son sigle contient le préfixe « anti »), peut-on réellement demander de la proposition constructive ?

La loi LRU apparaît donc actuellement être le meilleur moyen de remettre sur pied notre université.

François TAVERNIER
Membre des Jeunes populaires de la 13ème circonscription de Paris